Cette semaine j’ai parlé avec la directrice adjointe de la polyvalente au sujet du cours complémentaire de LP et de l’évaluation de celui-ci.
Comme la dernière fois, elle a été très aimable et a offert à LP deux façons d’obtenir les crédits des cours complémentaires. Les deux possibilités choisies étaient arts plastiques ou musique. LP a choisi de travailler sérieusement son piano, autant au niveau de l’interprétation, que de la théorie et de l’improvisation. Tant qu’à travailler 2 à 4 heures par jour… autant avoir les crédits de l’école. De toutes façons, avec ou sans crédit, il pratiquerait de la même manière. Et comme les journées ne sont pas étirables à volonté, il a décidé de continuer les arts, mais sur une base plus relaxe et de façon moins assidue.
Pour évaluer son travail en musique, la dame a suggéré plusieurs options qui ont enchanté LP. Création d’un CD de musique, création d’un portfolio audiovisuel, incluant des films et des enregistrements sonores, participation à un spectacle de la polyvalente, participation au gala méritas de fin d’année, concert privé devant le ou les professeurs de musique… Plein d’idées, mais aucune imposée. LP a vraiment le goût de travailler fort pour créer quelque chose de remarquable
Surtout que sa nouvelle école de musique et surtout son nouveau professeur sont parfaits pour lui. Il a beaucoup de pièces à apprendre et beaucoup de techniques à travailler. Pour la première fois, il voit vraiment l’utilité des pratiques techniques avant de jouer ses pièces. C’est pour cela qu’il y passe tant de temps. Le fait aussi qu’il ait des pièces de divers styles l’amuse beaucoup. Il passe de Sonata Arctica à Bach et de Czerny à La Chanson de Gollum du Seigneur des anneaux, en passant par du Rameau et des exercices d’impro. C’est vraiment agréable de l’entendre dès 6h30 le matin, après ses journaux, jouer et rejouer jusqu’à 7h30, quand je pars au travail, et d’avoir le privilège d’avoir un midi musical et une soirée de concert
Nous sommes vraiment chanceux.
En arts aussi, la directrice avait offert l’évaluation par portfolio, mais d’un style au choix de LP. Elle a suggéré un portfolio électronique, sur film, sur diapo, classique avec présentation d’un échantillonnage de ses réalisations.
Je sais bien que nous sommes privilégiés d’avoir de bonnes relations avec l’école, mais je pense de plus en plus que cela vient du fait que LP travaille vraiment bien et qu’il sait se présenter aux adultes que nous rencontrons. Aujourd’hui, la bibliothécaire de la polyvalente, qui me donnait le second tome du livre de math, m’a dit que j’étais chanceuse d’avoir un grand garçon comme le mien… mais elle ne l’a vu que 10 minutes il y a 3 semaines… Pourtant cela a suffit pour qu’elle trouve qu’il avait un air sérieux « pour un jeune qui est éduqué à la maison »
La polyvalente de notre ville a plusieurs enfants qui étudient à domicile. C’est ce que je conclus des remarques du personnel, qui ne semble pas étonné que je me présente à l’école pour acheter des cahiers ou pour venir chercher des livres. La plupart sont à la maison parce qu’ils ont une santé fragile, mais aussi parce qu’ils ont des difficultés à l’école. LP est le seul qui n’a rien et qui se présente à l’école pour avoir des services. Les autres de la région qui font l’école à la maison, ne veulent pas de service de la commission scolaire ou de l’école.
Pour nous, après un mois je peux dire que je suis encore satisfaite d’avoir créé des liens avec l’école. Ça donne confiance à LP qu’il va arriver au boût du voyage de l’école secondaire et qu’il sera prêt à aller au Cégep.
