• Dimanche, septembre 04th, 2005
Aujourd’hui j’ai eu l’occasion de voir l’effet d’une activité compétitive sur le caractère et la façon d’agir de garçons de l’âge de Louis-Philippe, soit 11-12 ans.
Au hockey, LP est en phase de sélection pour la formation des équipes de la saison régulière. Donc, aujourd’hui, deux pratiques, avec plein de papas bénévoles qui observent les jeunes sur la glace pour faire des équipes équilibrées.
Cette année, LP est redevenu joueur après avoir été gardien pendant 3 ans, il a donc été placé dans une équipe assez faible puisque ceux qui font les équipes ne l’avaient pas vu jouer depuis longtemps. Évidemment, il veut retourner dans une équipe plus forte, à la fois pour le plaisir et pour être avec les jeunes qu’il connait bien.
Donc, à la première pratique, à 7h ce matin, tous se déroule assez bien, surtout si on tient compte de l’heure… Après cette première pratique, il nous demande notre avis sur sa performance. Son papa lui dit que s’il veut aller dans une autre équipe, il doit se démarquer et se faire remarquer par son habileté…
À 11 heures, il remet cela, saute sur la glace bien décidé à se faire remarquer… Et il y réussi vraiment très bien, ceux qui sont en charge de faire les équipes viennent même le faire changer de position pour vérifier ses performances, et il performe vraiment bien.
Après l’heure de pratique, il sort de la chambre avec un merveilleux sourire et me dit: »Alors, est-ce que je me suis assez démarqué? » Vraiment, il est très heureux de ce qu’il a réussi à faire.
Son attitude m’a amenée à me questionner sur les bons et les mauvais côtés de la compétition. Dans la situation présente, il est probable que LP ne soit pas le seul garçon à espérer changer d’équipe pour aller dans une meilleure… Mais, le choix se fait sur les performances… Mais aussi selon l’attitude du jeune face à la compétition… Je crois qu’on a la fâcheuse tendance de vouloir faire disparaître toute trace de compétition de la vie de nos garçons et je crois que c’est une erreur.
J’ai posé la question à LP. Je lui ai demandé ce qu’il aimait quand il y avait de la compétition. Sa réponse a été sans équivoque:
« Quand il y a de la compétition, on est obligé de donner le meilleur de nous… Des fois c’est même plus que ce qu’on pensait pouvoir faire, alors c’est cool, on découvre qu’on peut en faire plus, alors on se sent meilleur et on est plus fier. »
Il aime la compétition et la recherche de plus en plus… Peut-être que c’est un élément important pour les garçons, pour leur réussite comme adulte équilibré. Nous avons tendance à vouloir égaliser TOUT lorsqu’on parle de nos fils et de nos filles… je suis convaincu qu’aujourd’hui, j’ai vu dans le regard de mon garçon, la fierté du futur petit chasseur de la préhistoire… qui réalise qu’il est bon et même peut être meilleur qu’il le croyait.