Cet après-midi, je suis allée au Cégep pour acheter les livres de mon fils, Patrick, pour la session d’hiver.
En me promenant dans la Coop, j’ai trouvé quelques livres que j’avais prévus mettre à l’horaire pour LP l’an prochain, alors qu’on se concentrera sur le Moyen-Âge.
Ces livres sont: Le Roman de Renart, Le Chevalier de la charrette et Yvain ou le Chevalier au lion… J’ai réalisé, avec surprise, que les éditions disponibles pour les étudiants en littérature du cégep sont les mêmes qui sont utilisées par les collèges en Europe… On parle de jeunes de 17-20 ans ici, comparativement à des jeunes de 12-13 ans en Europe… Est-ce qu’on en demande assez à nos jeunes? Je me pose la question… Et je fais lire ces livres à mon fiston dès la prochaine année.
Archive for ◊ janvier, 2005 ◊
Samedi, le 22 janvier, nous sommes allé au lancement du sixième livre de la série des Chevaliers d’émeraude.
Cette série est très appréciée par LP et il était très heureux d’avoir l’occasion d’être à une sortie de livre.
Il y avait foule! Et nous avons profité, comme tous ceux présents, d’un agréable concert de musique médiévale. L’achat et l’attente en file pour parler à l’auteure ont constitué la majeure partie de notre visite. Plusieurs étaient costumés et tous étaient des fans de cette série, il s’est développée une atmosphère sympatique et les gens échangeaient des remarques, même sans se connaître.
Ce que, personnellement, j’ai remarqué, c’est qu’il y avait autant, sinon plus de jeunes garçons que de jeunes filles. Les âges variaient d’environ 10 ans jusqu’à 17-18 ans pour les jeunes (après c’était des adultes
).
Lorsqu’on dit que les garçons lisent moins… il faudrait peut-être voir à mettre à leur portée des livres qui les intéressent…
Le septième sortira en mai….pour l’anniversaire de LP!!
L’idée de ne pas s’inscrire au CNED l’année prochaine revient régulièrement dans la discussion lorsqu’on parle du futur avec LP. En effet, il a envie de changements et réclame plus de temps pour lire sur divers sujets.
Je regarde en ce moment avec attention l’approche de l’apprentissage développé par Mme Charlotte Mason, en Angleterre, dans les années fin 1800-début 1900. Il est évident que de nos jours, avec les divers développements scientifiques et technologiques, cette méthode demande des ajustements. Mais la philosophie sous-jacente est très attirante lorsqu’on a un enfant qui apprend réellement beaucoup en lisant.
L’adaptation doit être faite sous divers aspects car cette approche a été développée en anglais avec des ressources datant d’il y a cent ans.
L’idée générale de cette approche est que l’enfant lit, ou se fait lire, une partie assez courte d’un livre et qu’ensuite il doit être capable de la narrer dans ses mots, oralement ou par écrit. À ces narrations, s’ajoute bien sûr des mathématiques et d’autres incontournables comme la grammaire et les langues étrangères, dont le latin, bien sûr… La littérature, l’histoire, la géographie, une partie des sciences sont apprises à l’aide de livres « vivants » (living books), souvent des romans du niveau de l’enfant, mais toujours très bien écrits. Chaque nouvelle lecture apporte à l’enfant du vocabulaire, dans son contexte, et des connaissances qui sont bien retenues car entourées de détails signifiants.
C’est une démarche d’apprentissage qui plairait beaucoup à LP. Comme c’est un grand parleur, il me raconte déjà la plupart des livres qu’il lit, et il adore écrire…
À mon avis, c’est une façon agréable d’apprendre… mais est-elle suffisante au 21e siècle? Le côté sciences m’embête un peu. Pour la littérature, l’histoire et la géographie, je trouve cela très faisable… Mais il faut trouver des livres en français…
Première semaine après les vacances de Noel très agréable et productive. Nous avons décidé de changer un peu notre horaire pour les mathématiques. En effet, faire de l’enrichissement en math le soir n’est pas l’idéal. Nous avons donc décidé de faire cela le matin, avant mon départ pour le travail…. ce qui veut dire de 6h à 7h le matin……
Depuis le début de la semaine, cela fonctionne bien, et LP est content de cet arrangement… même s’il aimait mieux dormir le matin depuis novembre.
Je ne sais pas si cela va durer, mais l’enthousiasme est encore présent au bout de 5 jours.
En plus de faire les math avant que le soleil se lève, nous essayons de travailler avec le livre de Saxon Algebra 1/2. Nous nous sommes entendus pour que lors des leçons paires LP ne fasse que les exercices pairs et l’inverse pour les leçons impaires. Ce choix tient surtout au fait que les livres de Singapore Math qu’il lui reste à faire sont surtout centrés sur les problèmes à résoudre alors qu’il doit avancer plus dans les notions de pré-algèbre. Comme j’avais le livre sous la main, nous faisons un essai. Nous avons commencé à la leçon 8 et nous sauterons les leçons déjà connues.
Faire une leçon prend environ 15 minutes et résoudre les problèmes prend environ 30 à 40 minutes pour 15 problèmes. LP trouve cela facile et a l’impression de ne pas trop faire de répétitions puisqu’il ne fait que la moitié des numéros.
Honnêtement, je suis surprise de sa réaction. À l’automne, nous avions commencé avec Saxon 8/7, plus facile, et cela n’a vraiment pas fonctionné. Au bout de quelques leçons, c’était désagréable de travailler avec ce matériel. LP ne voulait rien savoir. Je ne sais pas si c’est l’impression de faire des choses plus compliquées qui lui plait, ou d’avoir vu, avec son cousin, pendant les vacances de Noel, qu’en math, au secondaire, il fallait travailler fort, mais pour l’instant cela fonctionne.
S’il fait une leçon par jour, le livre sera terminé à la mi-juin et les notions acquises seront de niveau mi-secondaire 2… C’est à suivre
Avec la fin de l’année 2004 , on peut dire que notre première année d’éducation à domicile est vraiment terminée. Même si officiellement LP a quitté l’école le 3 octobre 2003, les 3 premiers mois ont été plutôt du temps d’adaptation.
Un rapide bilan de l’année 2004 me laisse assez satisfaite des progrès et de l’évolution de LP. Celui-ci a complété avec succès de nombreux apprentissages qui servent maintenant de fondation aux nouvelles connaissances qu’il acquiert régulièrement.
De janvier à mai 2004 : le travail effectué, en plus du CM 2 au CNED, inclus des connaissances plus avancée en histoire, en latin, en anglais, en mathématiques et en français. Tous ces apprentissages ont permis à LP de se présenter, assez sûr de lui, aux examens de fin de sixième année primaire, qu’il a d’ailleurs réussis, « sautant » de ce fait une année scolaire pour accéder au secondaire en septembre.
De juin à août 2004 : l’été, les vacances…… mais quand même une quantité appréciable de lecture, un peu de mathématiques et d’anglais… beaucoup de sports, de nombreuses vacances en dehors de la famille, et voyage, seul, en train… Un été d’apprentissages moins scolaires, mais extrêmement profitables au niveau de la maturité et de la responsabilité.
De septembre à décembre 2004 : la moitié de l’année de Sixième du CNED, de l’histoire en grande quantité, des mathématiques, de l’anglais…mais pas de latin, que nous avons décidé de reporter à l’année prochaine par manque de temps. Un automne riche en acquisition d’autonomie et de responsabilités. En effet, à la demande de LP, tous les choix d’apprentissage et surtout de matériel se font en commun. C’est lui qui a décidé d’attendre à l’an prochain pour le latin puisqu’il disait ne pas avoir assez de temps pour en faire régulièrement. J’ai respecté ce choix car les arguments en sa faveur étaient tout à fait logique. (J’aurais préféré qu’il continu, même doucement…). Le rythme un peu soutenu du CNED y est certainement pour quelque chose, mais j’ai préféré appuyer le choix que nous avions fait du programme français plutôt que d’exiger trop d’enrichissements. Nous avons eu quelques semaines où il fallait choisir entre faire le CNED un peu vite pour faire, un peu vite aussi, l’enrichissement. Pour la cinquième et la sixième série du CNED, j’ai opté pour un travail plus poussé, même si nous avons laissé un peu d’enrichissement de côté. La différence est perceptible au niveau de la rétention des connaissances qui se fait plus facilement. Et c’est ce qui est le plus important à mon avis. Il ne sert à rien de faire le perroquet et d’apprendre par cœur des connaissance que l’on ne comprend pas… Il faut se rappeler que le programme français comprend quand de nombreuses matières; français, anglais, mathématiques, histoire, géographie, éducation civique, science de la vie et de la terre, technologie, musique et arts… Et que pour tout assimiler, il faut prendre le temps de bien travailler.
Jusqu’à maintenant, je suis contente de l’acquisition de connaissance de LP. Il est, la plupart du temps, très intéressé quand il travaille, même dans les matières qu’il aime moins. Les résultats des devoirs du CNED sont aussi très bien et les correcteurs semblent content du travail. Je ne corrige jamais les devoirs. En fait je ne les regarde pas non plus avant de les poster, je les mets seulement dans l’enveloppe.
Quelques sorties aussi, cet automne, dont la dernière que LP a énormément appréciée. Il commence a pouvoir dire qu’il a quelques amis qui font, comme lui, l’école à la maison…et ça lui fait bien plaisir.
Beaucoup de hockey, 2-3 fois par semaine, des louveteaux et toujours du piano.
Un automne bien rempli et heureux.
Projets pour 2005 : Tout d’abord, continuer à acquérir des connaissances avec le CNED et dans les domaines divers qui intéressent LP… ou bien ceux où il doit travailler un peu plus ![]()
Le premier janvier au matin, nous avons, à la demande de LP, regardé l’échéancier de l’hiver et du printemps; en prenant 4-5 semaines de congé, il devrait finir les cours du CNED vers le milieu de mai. Son but : terminer avant juin. Comme il a de plus en plus de contrôle sur ce qu’il fait, je crois bien qu’il devrait être capable.
Ma seule exigence : que les connaissances soient vraiment intégrées, pas seulement apprises pour être capable de faire les devoirs demandés.
