L’organisation de nos journées et de nos semaines a évoluée au fil des jours. Comme je travaille à temps plein, 35 heures semaines et que le papa de LP travaille aussi, nous ne pouvons pas le laisser seul à la maison pendant la journée. J’ai la chance de travailler dans un petit institut de niveau collégial, avec des étudiants, toute la journée. Nous profitons donc des facilités d’un cégep, sans en avoir les inconvénients.
Au début, LP m’accompagnait tous les matins au travail. Il pouvait s’installer dans mon bureau qui est attenant à une salle de travail informatique réservée aux étudiants, ou bien, il allait à la bibliothèque pour avoir plus de tranquillité. Nous avons alors réalisé que c’était trop. En moins de trois heures, tout son travail était terminé et il ne savait plus quoi faire. Nous avons diminuer le nombre de matinées passées avec moi au travail à quatre puis, finalement, depuis Noël à trois.
L’après-midi est employé à faire des projets ayant plus d’envergure. Pour ne pas qu’il soit seul, LP va chez sa grand-maman qui habite le logement au dessus. Il a appris depuis le mois d’octobre à faire de la soupe aux légumes, des tartes, des biscuits, de la crème caramel, et plein d’autres recettes. Il a aussi appris l’histoire de notre famille à travers les discussions avec sa grand-mère qui a une immense collection de photographies. Parfois, il reste avec ses frères plus âgés ou avec sa sœur lorsqu’elle vient à la maison.
En octobre, il me semblait plus embêtant de le laisser à la maison, même quand ses aînés étaient là. Mais plus le temps passe, plus il occupe tellement ses après-midi que ce serait dommage de l’obliger à aller ailleurs. Il profite de ce temps pour faire plein de projets, scolaires ou non, pour lire et pour jouer à l’ordinateur, pour jouer de la guitare et du piano et pour aller patiner.
Comme il vient moins à mon lieu d’emploi, nous avons convenus que nous passerions plus de temps à faire du ‘scolaire’ lorsque je serais à la maison. Comme le lundi est consacré aux louveteaux et que le vendredi est réservé au hockey, nous travaillons les mardi, mercredi et jeudi soirs, pendant environ une heure et demie, parfois plus, parfois moins selon les besoins de LP. Nous en profitons surtout pour avancer dans les matières que j’ai rajoutées à celles du Cned ou pour faire les évaluations enregistrées sur cassette demandées par le Cned.
Depuis novembre, nous regardons aussi le travail à faire pour la semaine, en soirée, le dimanche. Mais nous ne considérons pas cela comme du travail. C’est plutôt de la planification en commun. Je tiens à ce que LP soit conscient du travail à faire, sur une période d’une semaine, pour arriver à terminer son année scolaire. Il a bien compris l’idée. Son année du Cned devrait être terminée à la deuxième semaine de mai… avec 1 mois d’avance, même si nous avons reçu les livres en octobre et en novembre, avec 1 et 2 mois de retard!
Aujourd’hui, mi-février, quatre mois après avoir commencé l’école à la maison, LP est entièrement responsable de son travail dans les livres du Cned. Je suis une personne ressource à qui il peut poser des questions, et celle qui vérifie que la compréhension est correcte. Pour les autres matières, anglais avancé, latin, mathématique (ceux du Québec), enrichissement en grammaire (que LP n’aime pas du tout) et enrichissement en histoire (qu’il adore), j’enseigne les nouvelles connaissances ou je suggère des lectures et LP intègre les travaux et projets dans ses journées. Lorsqu’un sujet l’intéresse, il prend même l’initiative de développer un projet entièrement autonome et de le réaliser.
